Répertoire

Tremblay, Gilles

(1932-)

Résumé biographique

Compositeur, pianiste, ondiste et professeur dont le parcours est en tout point exemplaire, Gilles Tremblay a enseigné l'analyse et la composition au Conservatoire de musique de Montréal pendant de nombreuses années (1961-1998), contribuant ainsi à former toute une génération de compositeurs. Premier Prix de piano de ce même Conservatoire en 1953, il fréquente ensuite la célèbre classe d'analyse de Messiaen à Paris, recevant un Premier Prix en 1957. Il séjourne ensuite au cours d'été de Darmstadt et effectue quelques années plus tard un stage auprès du Groupe de recherches musicales de l'ORTF. Au cours de ces années, il rencontre nombre de compositeurs, dont Boulez, Stockhausen, Boucourechliev, Ferrari et Xenakis.

Récipiendaire de nombreux prix, dont le prix Calixa-Lavallée pour sa sonorisation du Pavillon du Québec à Expo 67 et le prix Denise-Pelletier (1991), Gilles Tremblay a reçu de nombreuses commandes et ses œuvres ont été jouées partout dans le monde. Parmi ses œuvres les plus récentes, mentionnons Les Pierres crieront pour grand orchestre et violoncelle solo, commandée par Radio-France et créée en mai 2001. Officier de l'Ordre national du Québec en 1991, il est nommé Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres par le ministre français de la Culture en 1993.

 

Croissant (2001)

Gilles Tremblay

« Croissant », parce que l’idée principale est en croissance depuis sa courte présentation du début jusqu’à son amplification finale. Dès le début s’y greffent des efflorescences, un vol de guêpe, une incantation sur un seul son répété suivi de capricieuses errances par relais.

Un premier développement de blocs avec ombres en miroir établit une métabole rythmique alternée de Jubilus et d’arpèges luthés. Il est suivi d’un second développement des incantations sur un seul son orné et avec inflections en quarts de tons. Adagio (nouvelle forme étendue et amplifiée du thème) avec insertion d’un micro-scherzo chuchoté, et de commentaires dont une citation momentanée : l’ombre de Mozart (Quatuor K.458, 2e mouvement), et de mémoires par rappel où les principaux moments de l’œuvre sont évoqués. Fin de l’Adagio. Tout cela est réuni en un seul mouvement.

 

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