Répertoire

Tan Dun

(1957-)

Résumé biographique

Maintenant établi à New York, Tan Dun est né à Simao, en Chine. Après avoir été semeur de riz et artiste à l’Opéra de Pékin pendant la Révolution culturelle, il fit ses premières études au Conservatoire central de Pékin avant d’obtenir un doctorat en musique de la Columbia University de New York. Au nombre des récompenses qu’on lui a accordées, signalons le Glenn Gould Prize in Music Communication, accordé par Toru Takemitsu, ainsi que le Munich International Music Theatre Award, attribué par Hans Werner Henze. Tan Dun a également assuré la direction musicale du Tanglewood Contemporary Music Festival en 1999 ainsi que la direction artistique du London Barbican Centre International Festival en 2000. Il est actuellement directeur musical d’un festival multimédia avec l’Orchestre de la radio flamande.

L’œuvre conceptuelle et polyvalente du compositeur et chef Tan Dun s’est imposée sur la scène musicale internationale par des créations qui traversent les frontières de la musique classique, du multimédia et des langages musicaux de l’Orient et de l’Occident. La musique de Tan Dun, récipiendaire des plus grands honneurs, est présentée par les plus grands orchestres, maisons d’opéra et festivals, et fréquemment diffusée à la radio et à la télévision.

 

Eight Colours for String Quartet (1988)

Tan Dun

Eight Colors for String Quartet (avec In Distance et Silk Road ) est la première de mes œuvres où des éléments du folklore entrent en relation avec le langage dense et lyrique de l’atonalité. Dans ces pièces, je m’inspire des sonorités chinoises et des techniques de l’Opéra de Pékin. Comme une série de tableaux, le quatuor est composé de huit très courtes parties où certains éléments communs participent aux développements. Huit titres interreliés caractérisent les sujets et forment une trame dramatique, sorte de structure d’une représentation rituelle. Tant le timbre que les techniques de jeu aux cordes sont inspirés de l’Opéra de Pékin (on pourra reconnaître les vocalises d’interprètes d’opéra et de chant bouddhique). Bien que la pièce comporte quelques échos de musique atonale, j’ai tenté de lier des matériaux anciens à d’autres plus nouveaux, pour renouveler l’idée typiquement occidentale que nous en avons. Je reste critique quant au langage atonal actuel parce qu’il permet trop facilement au compositeur de s’abstraire de sa création. Je tente pour ma part de rester ouvert à ma culture et à ma propre nature.

 

Quatuor Molinari 2009 tous droits réservés