Répertoire

Cho, Eun-Hwa

Résumé biographique

Eun-Hwa Cho est née à Pusan (Corée du Sud). Elle a travaillé avec Cheong-Iek Chang au département de composition du College of Music de la Seoul National University. Après l'obtention de son diplôme de maîtrise, elle s'est établie à Berlin où elle poursuit sa formation depuis l'an 2000 sous la direction de Hanspeter Kyburz.

Ses œuvres ont été présentées lors de nombreux festivals, notamment les Pan Music Festival, Pusan Contemporary Music Festival, Asian Composer League, Ultraschall, Internationale Ferienkurse für Neue Musik in Darmstadt.

Outre le second prix du Deuxième concours international de composition du Quatuor Molinari, sa musique lui a valu de nombreuses récompenses, comme le premier prix du Hanns-Eisler Preis fur Komposition und Interpretation zeitgenössischer Musik (2002), le premier prix du Junge Musiker Preis (2002) ainsi que le premier prix du Quatrième Weimarer Fruehjahrstage Kompositions-wettbewerb (2003), etc.

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Quatuor n° 2 (2004)

Eun-Hwa Cho

Cette œuvre est une étude formelle, comprenant deux parties imbriquées l'une dans l'autre. Dans la première partie, plusieurs éléments sont constamment reconfigurés. Pendant la seconde partie, un processus harmonique spécifique devient l'élément prédominant. Chaque partie souligne la dimension harmonique, élaborée à partir d'une progression d'intervalles. Cette progression, comprenant 16 intervalles, constitue le noyau de chaque petite section. La progression intervallique entière apparaît clairement dans la partie d'introduction comme voix principale. Toutes les voix principales sont plus longues ou jouées plus fort que les voix secondaires.

Après l'introduction commence la section principale de la première partie. Les différentes configurations des éléments variés à même l'harmonie (et déduites de la progression d'intervalles) jouent un rôle primordial dans la première partie. Dans la deuxième partie, amorcée dès le milieu de la première partie, la progression d'intervalles exprimée lors de l'introduction se confond abstraitement aux sons communs. Ces hauteurs sont soulignées par l'usage de la scordatura. Les accords sont donc constitués par quatre sons joués en scordatura à la fin de la deuxième partie.

La variation de timbre créée permet de distinguer la première partie de la seconde. Deux processus précis articulent la seconde partie: les quatre instruments y sont progressivement réaccordés comme suit : violon 1 : ré à ré bémol; violon 2 : sol à fa, ré à do; alto : sol à sol bémol, do à do bémol (si); violoncelle : la à la bémol, do à si bémol. Le timbre est alors différent du timbre de la première partie. D'autre part, la dimension harmonique évolue du registre grave à un registre plus aigu. À la toute fin, les accords ne sont plus constitués que de sons harmoniques.

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